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BILAN - Et pendant ce temps, la pub TV se porte bien.
Dans son communiqué de presse de fin d'année, le Syndicat National de la Publicité Télévisée (SNPTV) fait un pré-bilan de l'année 2009. Où l'on apprend chiffres à l'appui qu'au royaume de la pub télévisée, les affaires vont bien, merci, on ne se plaint pas.
En moyenne 44,7 millions de téléspectateurs (‘4 ans ou +’), ont regardé la télévision, chaque jour, pendant 4 heures et 21 minutes entre janvier et novembre 2009 (+ 5 minutes par jour en un an). Parmi les grandes cibles publicitaires, les femmes actives ont particulièrement augmenté leur temps quotidien passé devant la télévision à 3 heures et 28 minutes (+ 6 minutes par jour). (Source : Médiamat/Médiamétrie).
En pleine crise, un retrait d'à peine 5% des annonceurs...
6,23 milliards d’€ bruts, c’est le montant des investissements publicitaires alloués à la télévision par les annonceurs sur la période janvier - novembre 2009, dont 813 M€ sur le seul mois de novembre 2009.
+ 0,9%, c’est l’évolution de la durée de publicité diffusée à la télévision sur les 11 premiers mois de l’année 2009 vs 2008 (+ 19,4% sur le seul mois de novembre 2009), dont + 9,4% sur les 16 chaînes gratuites privées et publiques, et -3,0% sur les chaînes payantes¹. Durant les trois premières semaines de décembre 2009 (du 1er au 20 décembre), la durée de publicité TV progresse de 22,3% sur un an. Pour mémoire, décembre 2008 était en retrait de - 0,5% vs décembre 2007 sur cet indicateur de durée de publicité TV.

Depuis le début de l’année et jusqu’au 20 décembre 2009, 1551 annonceurs ont communiqué à la télévision (toutes chaînes, hors parrainage) avec un budget moyen brut de 4,4 M€, soit, en pleine crise publicitaire un retrait d’à peine 5% d’annonceurs TV en moins qu’en 2008, qui avaient investi en moyenne 4,0 M€ bruts.

Bilan de l’audience TV : janvier - novembre 2009
Sur les 11 derniers mois, la durée d’écoute moyenne auprès des individus âgés de ‘4 ans ou +’ s’élève à 3 heures et 22 minutes par jour. Les Français aiment la télévision et le démontrent par leur assiduité croissante, particulièrement les :
- femmes âgées de 25 à 34 ans : 3 heures et 42 minutes = + 4 min/jour
- femmes responsables des achats : 4 heures et 02 minutes = + 2 min/jour
- individus CSP+ âgés de 25 à 49 ans : 2 heures et 43 minutes = + 3 min/jour
Carnet de tendance international
Selon Médiamétrie/Eurodata TV Worldwide, la télévision séduit partout dans le monde. La Serbie est championne du monde du temps passé devant la TV avec une durée d’écoute individuelle de 4 heures et 53 minutes par jour. En deuxième position, les Etats-Unis avec 4 heures et 37 minutes par jour et les Japonais sur la troisième marche avec une consommation journalière par individu s’élevant à 4 heures et 32 minutes.
Janvier-novembre 2009 : l’audience des « Autres TV »
Les "autres TV", dans le jargon, c'est tout sauf les 7 chaînes à diffusion nationale hertzienne originairement analogique, donc : les autres chaînes reprises sur la TNT (Télévision Numérique Terrestre), ainsi que les chaînes locales, régionales, étrangères, thématiques, interactives et non signées diffusées sur l’ADSL, le câble, le satellite et la TNT.
La durée d'écoute des individus âgés de ‘4 ans ou +’ sur ces chaînes a atteint 56 minutes par jour, entre janvier et novembre 2009, progressant de 8 minutes par rapport à la même période en
2008. La part d'audience des autres TV évolue + 27,6% (+ 4,1 points en un an)
Les autres chaînes gratuites de la TNT² confortent leur importance grandissante au sein des foyers français. Les individus âgés de ‘4 ans et +’ ont regardé ces chaînes de la TNT 25 minutes par jour en moyenne depuis janvier 2009, soit une part d’audience de12,5%.

La télévision au coeur de l’habitat moderne !
Selon une étude du cabinet britannique Brand Driver, le taux de pénétration de la télévision dans les pays de l’OCDE atteint 98%. 45% des personnes interrogées lors de cette étude disent de leur télévision qu’il est « l’élément central du salon ». Plus d’un tiers des répondants reconnaissent que leur « téléviseur est systématiquement allumé lorsqu’il y a quelqu’un à la maison ».
Selon une étude menée par le CREDOC³ et parue le 11 décembre 2009, la diversification des accès à la télévision à domicile se poursuit. La TNT (en mode hertzien, par un décodeur ou un poste adapté) confirme sa forte progression (40% des personnes interrogées, pour seulement 10% en 2006). L’ADSL gagne à nouveau des clients dans une proportion significative (25% vs 17% en 2008). Toujours selon cette étude, les personnes qui n’utilisent qu’un seul mode d’accès à la télévision (hors mobiles ou Internet) sont désormais minoritaires (43%).
Bilan des investissements publicitaires TV : janvier – novembre 2009
En 11 mois, les annonceurs ont investi 6,3 Mds € bruts sur l’ensemble des chaînes. Les 2/3 des grands annonceurs investissent davantage que l’année dernière.
Le Top 100 des annonceurs, qui représentent 55,4% des investissements publicitaires de tous les annonceurs à la TV, consacrent 39,6% de leurs budgets bruts plurimédias à la télévision (18,2% à la presse, 17,4% à la radio, 15,5% à l’Internet…), soit 10 points de plus que la moyenne de tous les annonceurs plurimédias.
• 4 402 M€ ont été investis sur les 6 grandes chaînes nationales, dont 4 107 M€ bruts sur les 3 grandes chaînes privées (TF1, M6, Canal +).
• 929 annonceurs ont communiqué sur 3 879 produits ou services.
• Le budget moyen investi par produit est de 1 135 K€ bruts.
Paradoxe
La forte hausse du marché publicitaire est une excellente nouvelle pour les auteurs qui auront des oeuvres diffusées en 2010 sur TF1, M6 et Canal+. En effet, le montant du point SACD est directement dépendant de l'évolution du chiffre d'affaires des chaînes privées - ce qui n'est plus le cas pour les chaînes publiques, puisque le chiffre d'affaires de France Télévisions est bloqué ; si les recettes publicitaires augmentent, la subvention de l'état diminue.
Conclusion, plus TF1 vend à Coca-Cola du temps de cerveau disponible, plus les auteurs, prompts à dénoncer ce dévoiement cérébral, touchent de l'argent...
*Le Syndicat National de la Publicité TéléVisée regroupe six régies publicitaires TV : grandes chaînes nationales, chaînes numériques et services interactifs.
1. durée de publicité diffusée sur les chaînes privées gratuites = + 12,0% (TF1, M6, Canal +, TMC, W9, NRJ12, i>Télé, NT1, Direct8, Virgin17, Gulli, BFM TV) vs évolution législative depuis le 5 janvier 2009 pour les chaînes publiques = -9,8% (France 2, France 3, France 5 hertzien + cabsat, France 4, France Ô).
2. France 5 après 19h, Arte avant 19h, Direct 8, W9, TMC, NT1, NRJ12, LCP – Assemblée Nationale / Public Sénat, France 4, BFM TV, i>TELE, Virgin 17 et Gulli.
3. Centre de Recherche pour l’Etude et l’Observation des Conditions de Vie.
2010-02-11 11:25:14
Merci
... beaucoup, cher SNPTV, de vos précisions. Scénaristes.biz ne manquera pas de tenir ses lecteurs informés du bilan définitif de l'année 2009.
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2010-02-08 14:28:20
Différence entre les tarifs "bruts" et les recettes "nettes" !
En matière d'investissements publicitaires suivis au jour le jour pour le "marché" (annonceurs, agences, régies) par des instituts spécialisés (Kantar Media, ex-TNS Media Intelligence, et Yacast), il convient de rappeler que leur valorisation se fait uniquement à partir des tarifs communiqués par les régies. Par essence, ces données dites "brutes" n'intègrent pas les remises et dégressifs consentis aux annonceurs et leurs agences. Or, en période de crise économique et de concurrence accrue entre les supports de communication à disposition des annonceurs, la pression commerciale pour des prix d'achat d'espaces de plus en plus bas s'est fortement renforcée.
C'est pourquoi, seulement après les publications de France Pub / IREP du 17 mars 2010, cette fois-ci sur des données dites "nettes" (dépenses des annonceurs / recettes des médias), il sera possible de confirmer que l'année 2009 en publicité télévisée a résolument été mauvaise, en forte baisse par rapport à 2008, qui était déjà en baisse sur un an de -4,5%. Il est à craindre que le marché publicitaire TV - exprimé en net, c'est-à-dire en €uros effectivement encaissés - revienne au niveau de l'année 2000, dix ans en arrière... à répartir entre davantage de chaînes.
Malgré tout, le fait que le nombre d'annonceurs soit resté à un bon niveau, montre que la publicité télévisée reste bien la plus efficace pour les marques, qui dès qu'elles auront davantage de moyens grâce à une reprise économique encore incertaine, devraient plus investir à la télévision pour elles-même se développer, donc permettre à tout l'écosystème de l'audiovisuel de mieux se porter.